Costa Rica, Jour 4
10 août 2010
Je savais que ce projet allait être une aventure en soit, mais je ne pensais qu’elle allait être aussi rocambolesque.
C’est en pleine forêt pluviale que notre odyssée costaricaine s’est achevée. Mireille ayant été invitée à s’investir auprès d’une communauté autochtone dont le projet écotouristique est soutenu par l’ACDI, nous avons décidé de miser le tout pour le tout en nous rendant auprès du peuple Jameikari.
Pour aller là-bas, nous avons dû faire trois heures de rafting. Le canot pneumatique s’avérait le seul moyen de transport nous permettant d’emporter notre équipement. Nous avons donc affronté des rapides de classes 3 et 4. Bon, cette classification ne me dit pas grand-chose, à moi non plus, mais il paraît que c’est plutôt périlleux. En tout cas, trois personnes y ont perdu la vie ces dernières années. Quand Mireille et Julie sont passées par-dessus bord, je peux vous assurer que mon cœur s’est arrêté de battre, le temps de leur porter secours!
photo: Danny Lavoie
Après cette petite partie de plaisir, l’équipe s’est installée au campement de base des Jameikaris. On y trouve des tentes pour la nuit, des hamacs, une cuisine, des WC et même deux douches. Nous avons même pu brancher nos équipements électriques grâce à des panneaux solaires. Bref, nous nous sommes retrouvés dans un petit paradis en plein coeur de la forêt vierge.

Victor Hernandez, l’un des leaders du village, et sa femme nous y attendaient. Ils ont invité Mireille à venir habiter chez eux pour qu’elle puisse mieux saisir leur réalité. Pour se rendre au village, il leur restait une bonne heure de marche en montagne.

Pendant les deux jours qui ont suivi, Mireille a travaillé à la construction d’un réseau d’aqueduc, à l’aménagement d’un sentier et d’un mirador. Puisque le village n’a aucune source de revenus, on tente de créer un site touristique attrayant qui respecte la vie des gens du village et la nature qui les entoure.
photos: Loïc Guyot
Les touristes peuvent déjà dormir au campement et faire une belle randonnée en forêt jusqu’au mirador, mais ils pourront bientôt vivre dans une maison du village qui sera construite à cet effet. Victor nous a expliqué que les Jameikaris n’avaient rien de luxueux à offrir aux visiteurs, mais qu’ils leur proposaient plutôt en expérience authentique se rapprochant le plus possible de leur quotidien.
Je suis sûr qu’aucun « tout compris » ne peut offrir une telle aventure. J’espère sincèrement pouvoir un jour revenir voir les Jameikaris.
Loïc
Nous remercions le peuple Jameikaris pour l’accueil.

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